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12 SEPTEMBRE : BIENHEUREUX APOLLINAIRE:

Neufs saints portent ce nom. Celui d’aujourd’hui nous ramène au Japon en 1622.

Ce Castillan entre chez les franciscains. Il est envoyé aux Philippines, puis au Japon. Subitement, l’empereur, sur la pression des bonzes furieux de tant de conversions, chasse les missionnaires et emprisonne les chrétiens japonais. Apollinaire Franco apprend que les chrétiens d’Omura n’avaient plus aucun prêtre pour les soutenir. Il s’y rend. Le gouverneur Ficoyémon lui-même s’était converti et avait apostasié. Il était virulent contre ses frères d’hier. Il emplit les prisons. Le père Apollinaire reste cinq ans emprisonné, puis, avec sept autres chrétiens, il est brûlé vif.

Pensée spirituelle de Guillaume Apollinaire :

«… Toutes les grandes questions, toutes les grandes choses, vont à la théologie ou en viennent. Rien d’étonnant que notre amour, la plus grande chose que nous connaissions, ma chérie, aille vers Dieu.» (Guillaume Apollinaire, Lettres à Lou)

Courte prière des persécutés :

«Donne-moi la vertu, Seigneur, de pardonner à ceux qui m’ont jugé sans vérité ni charité.» (A. Trebeschi, mort au camp de Mauthausen)

Éphéméride du 12 septembre :

En 1744, le pape Benoît XIV publie la Bulle «Omnium sollicitudinum» contre les rites malabars. Cette région de l’Inde du Sud était évangélisée par les jésuites. Leur but est de s’adapter aux «coutumes des indigènes pour augmenter les conversions». Mais la force de l’hindouisme impose aux prêtres ses structures inégalitaires alors qu’ils prêchent l’amour et l’égalité des hommes. Chaque catégorie a un clergé, des églises séparées. Les rites sacrés deviennent syncrétistes, les coutumes traditionnelles du mariage et de la sépulture comportent des gestes, objets et paroles douteux. La bulle du pontife clarifie le problème et pose les limites sans arrêter l’évangélisation, contrairement à ce que certains ont dit.

Claude Apollinaire, évêque de Hiérapolis en Phrygie, fut une des plus brillantes lumières de l’Église au second siècle. Il ne nous reste plus rien de ses écrits, ni aucune histoire de sa vie ; mais l’éloge que les anciens auteurs font de lui ne permet pas de douter qu’il n’ait eu toutes les vertus qui caractérisent les saints évêques.

Les hérétiques trouvèrent toujours en lui un ennemi redoutable ; il composa de savants traités où il réfutait sans réplique leurs systèmes impies, et, afin de leur ôter tout subterfuge, il montrait dans quelle secte de philosophes chacun d’eux avait puisé ses erreurs.

Le saint pasteur, attristé des ravages que la persécution faisait parmi son troupeau, ne se contenta pas d’en gémir devant Dieu : il osa prendre ouvertement la défense des Chrétiens, dont le paganisme avait juré d’anéantir la religion. Il fit l’apologie du Christianisme et l’adressa à l’empereur Marc-Aurèle, versl’an 177. Il anéantissait dans cet ouvrage tous les prétextes dont les idolâtres couvraient leur injuste acharnement contre les disciples de Jésus-Christ ; il implorait ensuite la clémence du prince en faveur des Chrétiens ; il rappelait à l’empereur que, de son aveu même, c’était aux prières de la légion chrétienne appelée depuis Fulminante qu’il avait dû une pluie abondante par laquelle son armée, mourante de soif, avait retrouvé force et courage pour vaincre des ennemis prêts à l’écraser.

Il paraît que l’empereur Marc-Aurèle reçut favorablement cet ouvrage, aussi éloquent que solide, et qu’il arrêta pour le moment la fureur des ennemis de la religion chrétienne. Ce qui le ferait croire, c’est que saint Apollinaire ne fut point inquiété dans l’exercice de son zèle et qu’il gouverna son Église en paix jusqu’au moment où il plut à Dieu de le retirer de ce monde, vers l’an 180, saint Éleuthère étant pape et Marc-Aurèle et Commode empereurs romains.

Le grand mérite de ce courageux pontife est d’avoir en même temps soutenu la Foi de son troupeau, combattu sans relâche les ennemis de la vérité chrétienne et affronté, pour la gloire de Dieu et le salut de l’Église, la puissance d’un prince persécuteur

Voilà bien un successeur des Apôtres, comme eux ne craignant que Dieu, et pouvant dire avec eux : « La parole de Dieu doit être libre et ne se peut enchaîner ; il nous est impossible de nous taire. » À notre époque de lâcheté générale, où le respect humain fait tant de victimes, faisons œuvre de courage, montrons la liberté des enfants de Dieu. Combien de Chrétiens ont la faiblesse de rougir et de se taire, quand la religion est indignement attaquée en leur présence ! Combien se cachent pour accomplir leurs devoirs et n’osent manifester au grand jour les sentiments qui les animent ! Pour nous, ne craignons qu’une chose : le péché !

S. Apollinaire de Hiérapolis

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