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Le vin blanc le plus cher du monde vendu à Londres

J’adore le vin blanc de Bourgogne et le Yquem… Et quand je lis ces chiffres, j’en frémis…

Un Bordeaux de 200 ans a été vendu à Londres pour 75.000 livres (85.000 euros), devenant ainsi la bouteille de vin blanc la plus chère au monde, a annoncé un marchand de vin mardi.                  

Le Château d’Yquem 1811 a été acheté par un collectionneur français, Christian Vanneque, pour son nouveau restaurant à Bali. La bouteille a été vendue au Ritz de Londres par The Antique Wine Company, une entreprise spécialisée dans la vente de vins rares.                  

Stephen Williams, Pdg de l’entreprise, a encensé le « millésime légendaire » qui doit son succès en partie à la météo exceptionnelle de cette année-là. « Le Château d’Yquem est le meilleur vin blanc au monde », a-t-il déclaré.                  

Contrairement à la plupart des vins blancs qui se détériorent avec le temps, le Château d’Yquem, cultivé près de Sauternes dans le vignoble de Bordeaux, gagne en maturité et peut se bonifier indéfiniment. L’importante quantité de sucres résiduels, combiné à l’acidité naturelle des raisins, joue le rôle de conservateur et empêche le vin de se détériorer, a-t-il expliqué.                  

« Il a la capacité de durer plus longtemps que tous les autres vins blancs », a ajouté M. Williams. Bien que la bouteille n’ait pas encore été ouverte, le vin a probablement une « douceur caramélisée », a-t-il estimé.                  

« Nous imaginons qu’il a une texture crémeuse, enrobant la bouche de sa richesse et laissant un goût sucré », a-t-il ajouté.                  

Le précédent record pour un vin blanc était détenu par un Château d’Yquem Sauternes de 1787, qui provient du même vignoble que le millésime 1811 et coûte environ 60.000 dollars la bouteille.            

Le record du vin le plus cher au monde appartient à un Cheval-Blanc 1947, un vin rouge vendu chez Christie’s à Genève pour 304.375 dollars en novembre dernier.

Château d’Yquem

L’histoire d’Yquem – comme son vin – garde, encore aujourd’hui, une part de mystère; si la vigne y est sans doute présente depuis longtemps, le château actuel, lui, est relativement récent (les parties les plus anciennes datent du XVème siècle).En 1993, 400 ans de continuité familiale sont célébrés au Château d’Yquem. C’est le 8 décembre 1593, par un acte d’échange, que Jacques de Sauvage acquiert en tenure simple « la maison appelée Yquem… » alors propriété de la Couronne.Dans la généalogie des Lur Saluces, trois branches sont à considérer : les « Lur », les « Saluces », les « Sauvage ». Les archives du Domaine nous permettent de remonter l’histoire de la famille jusqu’en l’an 990.

Les « Lur » sont originaires de Franconie (Fruin de Lur vivait en Limousin en l’an 990) alors que la branche « Saluces » vient du Marquisat de Saluces, en Piémont.

Sous Louis XVI, en 1785 exactement, le domaine d’Yquem entre dans la famille Lur-Saluces par l’union de la Dame d’Yquem, Françoise Joséphine de Sauvage et de Louis Amédée de Lur Saluces, colonel de Penthièvre dragons (qui était filleul de Louis XV et de Madame Victoire de France).

Veuve dès 1788, la Dame d’Yquem donne à ce terroir une impulsion et des soins que ses descendants perpétueront au fil des siècles suivants. De Louis XVI à Napoléon III, en passant par la Révolution, cette ancêtre qui traverse tant de difficiles épreuves, protège et administre toujours avec intelligence et pugnacité l’héritage de son fils et de ses petits-fils, et leur transmet les valeurs (dont la volonté de respecter les engagements éthiques et patrimoniaux) propres tant aux Sauvage qu’aux Lur-Saluces.

La Dame d’Yquem réussit à garder l’intégralité de la propriété dont les limites restent pratiquement inchangées aujourd’hui (185 hectares – à 10 hectares près -).

Avec son petit-fils, Romain-Bertrand, et surtout avec le petit-fils de ce dernier, Bertrand, ce qui n’était qu’une possession de famille parmi d’autres devient une véritable vocation familiale.

Le marquis Bertrand de Lur-Saluces, soldat de la Grande Guerre (durant laquelle le Château sert d’hôpital militaire, comme en témoigne la liste des blessés qui y furent soignés), défend sa région et son cru avec les valeurs qui sont celles des siens depuis tant de générations. Jusqu’en 1968, il est un des interprètes importants du théâtre viticole de cette première tranche de siècle.

N’ayant pas d’enfant, l’un des fils de son frère le Comte Alexandre de Lur Saluces, assura sa succession à la barre d’Yquem. Fidèle à ce poste après plus de 30 années, entouré d’une équipe de 65 personnes, il continue son oeuvre avec son nouveau partenaire, une filiale du groupe LVMH, bien décidé à améliorer et à promouvoir ce domaine sans pour cela sacrifier la qualité du produit.

De nos jours, Yquem préserve et défend encore un art de vivre et une culture.

 

 
 
 
 
 
 

 

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