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Le timide début d’un ete qui rage encore dans le froid

le 31 mai 2010

Je suis caline et boudeuse

et surtout coincée sous mon chiffonnier brun-rouge

mais où sont les feux  fous du bord de mer,

et les crabes qui gambadent

les algues sur les pontons blancs

les bouées, les ports, les bouquets

cette côte d’azur chérie

Fini Cannes, mais Cannes ce sont des salles obscures,

des soirées étranges avec des gens de petite superficie

Où est la peau qui pique aux premiers coups de soleil

et les yeux qui respirent les premiers rayons enflammés

l’horizon qui se trouble sous la lumière

et ces bateaux qui passent et repassent au loin

cette terre aride

et ces belles fleurs bleues, roses, rouges, blanches

qui virevoltent dans les chants de cigales

où sont ces poissons, ces pommes de terre safranées

et les tomates juteuses

ces herbes multiples qui crachent leurs odeurs

Où sont ces draps froissés par des sommeils d’étoiles,

et puis ces fontaines frâches sous les ombres de ces platanes

bercés par l’accent truculent de joueurs invétérés

de boules de métal, de pastis et de cartes

et ces tongs qui claquent sur le bois, le carrelage, le goudron

tandis qu’un vent maraud s’enfile

dans de larges rideaux de lin blancs

afin de les faire danser de joie….


J’écrivais des silences, des nuits, je notais l’inexprimable. Je fixais des vertiges.” Arthur Rimbaud

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