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Que dit-on avec ses chaussures ?

Mondadori - GraziaMondadori – Grazia – lun. 2 juil. 2012 

De la pantoufle de vair de Cendrillon aux bottes de sept lieues du Petit Poucet en passant par les souliers rouges de Dorothy dans le Magicien d’Oz, les chaussures sont toujours l’objet d’une symbolique complexe. Mais si c’est vrai pour les contes de fée, c’est aussi le cas dans la vie. Ballerines, stilettos ou baskets, le choix de nos chaussures est un catalyseur d’humeur et un révélateur de personnalité. Mais le message est-il toujours clair ? Grazia.fr décrypte le langage secret de nos souliers.Les ballerines: fausses ingénues

Ce que les autres comprennent : « C’est une femme-enfant ». La ballerine, c’est l’outil des danseuses. D’ailleurs, par synecdoque, on a fini par qualifier ainsi les petits rats de l’Opéra. Du coup, la ballerine est associée à l’enfance, à la naïveté, à la grâce aussi. Une ballerine c’est fin, c’est délicat, c’est doux, c’est rond. Des souliers d’une candide féminité, en somme.

Ce que l’on dit vraiment : « J’ai les pieds sur terre ». Les ballerines sont avant tout les chaussures fermées les plus plates de la création. Plus encore que les mocassins ou les slippers qui aiment garder un mini talon. Une fille en ballerines, c’est donc une tête et des jambes bien ancrées dans la réalité. « Moi qui suis une fan de ballerines, mon drame c’est qu’on en voit beaucoup sur les moins de 7 ans. Du coup, mon mec me préfère en talons et appelle mes ballerines des « chaussons de fillette ». Pourtant, en ballerines, je me sens hyper libre en contrôle. Bien plus sûre de moi qu’en escarpins. Et puis personne ne dirait à Inès de La Fressange qu’elle fait gamine », raconte Clémence, 29 ans, pubarde. En fait consciemment ou inconsciemment, les jours de ballerines sont des jours de clairvoyance, de rationalité. Bref, des jours où on ne nous la fait pas.

Les stilettos: mauvais procès

Ce que les autres pensent : « C’est une mangeuse d’hommes ».La particularité du stiletto ? Son talon aiguille acéré. Alors, évidemment, il brasse un paquet de réflexions phallico-sado-maso-dominatrico-sexualisantes. « Le talon modifie la démarche, la cambrure du corps. Avec des talons, les fesses ressortent et les bruits qu’ils font détournent les regards. C’est donc un symbolisme très fort de sex appeal », indique Valérie Laforge, ethnologue et auteur de Talons et Tentations. Le stiletto, c’est donc une sorte de creuset de la femme libérée, provocante et sûre d’elle.

Ce que l’on dit vraiment : « J’ai besoin de hauteur ». Le plus important dans le stiletto, c’est l’altitude. Alors contrairement à la ballerine qui aimante au sol, le stiletto tend vers le ciel. Et c’est toute notre silhouette qui prend de la hauteur. « En stilettos, je ne me sens plus puissante que sexy. Et d’ailleurs cette puissance est globale et pas que sexuelle ou sensuelle. J’ai même l’impression d’être plus intelligente », avoue Hermine, 32 ans, chef d’édition. Bref, la stiletto girl n’est pas forcément une épicurienne de charme mais une cérébrale contrariée

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