Skip to content

Marie Gouze, dite Olympe de Gouges

 

Elle est née à Montauban en 1748, morte à Paris le 3 novembre 1793, Marie Gouze est issue d’une famille modeste, son père est boucher et sa mère servante.

Il semble néanmoins qu’elle serait la fille naturelle du marquis Le Franc de Pompignan. La rumeur publique ira même beaucoup plus loin en laissant entendre qu’elle serait la « bâtarde » de Louis XV.

Quand elle est interrogée sur le sujet elle répond : « Je ne suis point fille de roi mais d’une tête couronnée de lauriers. »

En 1765 elle épouse Louis Aubry, officier de bouche de messire de Gourgues. Deux plus tard c’est la naissance de son fils. Après trois années de mariage, ne voulant pas tenir le rôle de bourgeoise de province, elle fuit le domicile conjugal pour aller à Paris.

Elle rêve de célébrité, elle se fabrique un nom à partir du prénom de sa mère et du patronyme « Gourgues » et devient Olympe de Gouges. Femme de lettres prolixe, elle devient la maîtresse de Sébastien Mercier et courtisane à l’occasion.

Ce n’est qu’à partir de la Révolution qu’elle va montrer à quel point elle est en avance sur son temps. Elle est en effet, avec Théroigne de Méricourt et Claire Lacombe l’une des premières féministes.

Elle se lance dans la lutte pour l’égalité des droits. Jusqu’à la fuite de Louis XVI à Varennes, elle se veut royaliste, puis elle change d’avis, pour enfin revenir à ses premières idées et proposer d’aider Malesherbes dans sa défense de Louis XVI.

Olympe de Gouges n’a pas froid aux yeux, ainsi lorsqu’un chroniqueur a la malheureuse idée de ne pas parler d’un de ses ouvrages, tout simplement, elle le provoque en duel !

Mais c’est à partir de 1791 qu’Olympe de Gouges va montrer toute sa grandeur. L’Assemblée constituante produisant une Constitution qui exclut les femmes des droits de cité, Olympe publie un texte qui fait date dans les annales du féminisme originel :

« Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne »

Le préambule adressé à Marie-Antoinette, ainsi que l’article X étaient prémonitoires, vous pourrez le constater en consultant l’intégralité de cette déclaration en cliquant sur le lien ci-dessus.

Elle rédige également des pamphlets contre Marat et Robespierre. Lors du procès de Louis XVI, elle tente de défendre le roi, qu’elle ne juge pas coupable en tant qu’homme mais uniquement comme souverain.

Solidaire des girondins après les journées de mai-juin 1793, elle est accusée d’être l’auteur d’une affiche girondine. Olympe de Gouges est arrêtée le 20 juillet 1793, condamnée à mort et guillotinée le 3 novembre 1793.

Pensez à moi et souvenez-vous de l’action que j’ai menée en faveur des femmes ! Je suis certaine que nous triompherons un jour !

Olympe de Gouges

Post a Comment

Your email is never published nor shared. Required fields are marked *
*
*
*