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Mata Hari, l’espionne mythique…

Comment Margaret Zelle, dite Mata Hari, est devenue espionne ?

Ce fut une femme  mystérieuse et mythique!

Margaret naît dans une bonne famille néerlandaise, où l’on admire déjà sa beauté qui sort de l’ordinaire (elle a le teint très foncé, ce qui est inhabituel pour une hollandaise ! Petite, on la prend d’ailleurs souvent pour une asiatique). Son père, grand commerçant, la gâte énormément et lui offre une très bonne éducation, avant de connaître de terribles revers de fortune, en 1891, l’année où sa mère décède.

Elle n’a pas vraiment d’autre choix que celui de se marier, pour sortir de cette situation très précaire. A 18 ans, elle part vers les Indes Néérlandaises avec son mari, le capitaine McLeod, son aîné de 20 ans. Dans la colonie, ils eurent deux enfants, dont l’ainé mourut tragiquement d’un empoisonnement par un des servantes, qui s’avère être une des maîtresses du capitaine… La petite fille survit heureusement, et le couple revient en Europe. Margaret s’éloigne peu à peu de McLeod, mari infidèle et violent. Elle obtient le divorce et se lance dans une vie de bohème, en 1903, en devenant danseuse à Paris. Plus qu’une vocation, c’est un moyen de subsistance, qui lui permet quand-même de connaître un joli succès, grâce à son corps parfait et à son exotisme…

C’est à cette époque que nait le personnage de Mata Hari, princesse javanaise qu’elle interprète sur scène, lors de danses langoureuses… Elle mène un train de vie très élevé, dans les plus beaux hôtels parisiens…  Même la Guerre, déclarée en 1914, ne l’empêche pas de voyager dans toute l’Europe et de rencontrer le plus beau gratin du pouvoir… En 1916, elle tombe éperdument amoureuse d’un pilote de chasse russe, qui a 20 ans de moins qu’elle ! C’est alors que commence la descente aux enfers de la belle.

La suite de l’histoire de Mata Hari est pour le moins complexe et brumeuse : le jeune soldat se fait tirer dessus et est soigné à Vittel. Elle se met en tête d’aller lui rendre visite sur le champs. Cependant, ce n’est pas si simple, au milieu des combats… Elle doit faire la promesse de réussir à espionner le Prince Héritier de l’Empire Allemand pour avoir le droit de se rendre auprès de son amour. Elle se met aux services de la France, contre une promesse de rémunération qui ne sera jamais tenue. Rapidement, elle arrive à séduire un major allemand et devient de plus en plus proche de certains grands notables allemands… Elle est interrogée par l’armée anglaise, puis française, qui pense qu’elle joue un double-jeu : on retrouve une somme de 20 000 francs, versés à Mata par un général allemand, qu’elle explique comme un « remerciement pour ses faveurs », tandis que les juges affirment qu’il s’agit d’un pot de vin en échange de renseignements sur l’armée française…

De tout ce méli mélo  digne des meilleurs films d’espionnage, mais qui est pourtant très réel, en ressort une grande coupable : Mata Hari. La situation commence à devenir très difficile pour les français, traumatisés par la Guerre. L’opinion public s’agite et Mata Hari est désignée comme la coupable idéale. Elle est accusée d’espionnage, à la solde des allemands. Après un procès expéditif, elle est fusillée. Vraie ingénue ?  Vraie coupable ? Difficile de le savoir…

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