Skip to content

Patrick Dewaere sans doute le meilleur acteur Français, trop vite disparu…

Acteur français né Patrick Jean-Marie Henri Bourdeau le dimanche 26 janvier 1947 à Saint-Brieuc, en Bretagne. C’est le troisième enfant d’une famille qui en comptera six. Patrick Dewaere a une enfance plutôt difficile. Il n’aime pas l’école, même s’il tentera de passer son bac trois fois de suite. Il est souvent raillé comme la petite star du cinéma car, comme ses frères, Patrick tient, dès son plus jeune âge, quelques rôles sous le nom de Patrick Maurin (nom de sa mère ) pendant les années 50. Il débute au cinéma dès 1951 dans « MONSIEUR FABRE ». Il n’a alors que quatre ans. Il joue ensuite divers petits rôles d’enfants, d’écoliers… dans plusieurs films, comme par exemple, « LA MADELON », « EN EFFEUILLANT LA MARGUERITE », ou « JE REVIENDRAI À KANDARA » … En 1960, il tourne dans des films télévisés comme, par exemple, « La déesse d’or » ou bien encore en 1967 « Les hauts de Hurlevent » de Jean-Paul Carrière. C’est d’ailleurs cette même année qu’il obtient enfin un des premiers rôles dans le feuilleton télévisé « Jean de la tour miracle » (qui rencontre un certain succès).

Toujours en 1967, il devient pensionnaire, puis  » sociétaire  » en 1968, du Café de la Gare avec Coluche, Romain Bouteille, Sotha et Miou-Miou… où il joue pendant plus de dix ans (lorsqu’il ne tourne pas pour le cinéma) dans différentes pièces de théâtre. Mais, à cause des différents reports d’autorisations d’ouverture, il va falloir quand même près deux ans pour que le Café de la Gare soit achevé et qu’il ouvre officiellement ses portes le 12 Juin 1969.

C’est pendant cette période qu’il veut faire table rase de son passé de « comédien embourgeoisé » et qu’il apprend qu’il n’a pas le même père que ses autres frères et sœur. Il décide alors de prendre un autre nom de scène et choisi le nom Dewaere , patronyme de son arrière-grand-mère maternelle, pour se différencier de la troupe Maurin, dont il ne se sent en fait qu’un numéro. C’est aussi pendant cette folle période qu’il décide de se marier dans le plus grand secret avec Sotha, en ayant Rufus et une amie comédienne comme témoins.

Parallèlement, pour que la jeune troupe de comédiens puisse réaliser les travaux du futur « Café de la Gare », chacun d’eux fait des « post-synchro » (doublages sons). Patrick fait la voix de Dustin Hoffman dans « Le lauréat » par exemple et tourne dans quelques publicités pour contribuer à l’avancée du café théâtre.

Dès le Café de la Gare achevé, il tourne avec ses acolytes dans un court-métrage « La vie sentimentale de Georges le Tueur » et commence à se faire remarquer dans les sketches qu’il écrit parfois et dans lesquels il joue. Il est engagé pour le cinéma par Jean-Paul Rappeneau, venu un soir sur les conseils de Coluche chercher dans ce nouveau vivier un des futurs acteurs qui devait jouer deux petites scènes dans son prochain film « LES MARIÉS DE L’AN II » (1970). Un peu plus tard, il trouve un petit rôle avec une seule réplique en 1971 dans « LA MAISON SOUS LES ARBRES » (1971). C’est ensuite en 1972 que toute la troupe du Café de la Gare est engagée dans « THEMROC » par Claude Faraldo, mais ce film qui est pourtant quasiment inconnu en France est encore aujourd’hui, l’un des films-cultes, des cinéphiles anglo-saxons.

A la fin 1972, Bertrand Blier cherche de nouveaux acteurs, pour l’adaptation au cinéma de son roman « LES VALSEUSES » (1974). Il choisit d’abord Gérard Depardieu et Miou-Miou ,puis, sur les conseils des deux autres, Patrick pour tenir les rôles principaux. Ce film le propulse au rang de « nouvelles stars » à part entière.

Néanmoins, après cet énorme succès, Patrick Dewaere reste curieux d’expériences stimulantes. C’est pourquoi il accepte de tourner dans des films à moindre budget, mais emplis de poésie comme « AU LONG DE LA RIVIÈRE FANGO » (1975) de Sotha ou « LILY AIME-MOI » (1975) et « F COMME FAIRBANKS » (1976) de Maurice Dugowson dont il fait la musique. Il accepte également de donner une chance au jeune réalisateur Claude Miller en interprétant « LA MEILLEURE FAÇON DE MARCHER » (1976) ou « LA MARCHE TRIOMPHALE » (1977) de Marco Bellocchio où il prouve encore son horreur du conformisme.

Car Patrick Dewaere excelle dans les rôles de perdants et de marginaux qu’il sait rendre attachants par sa sensibilité. Il interprète des rôles dans lesquels il peut se glisser instinctivement. Parfois, il refuse ouvertement certains scénarios qu’on lui propose, ce qui ne plaît pas beaucoup aux majors du cinéma. Les personnages qu’il interprète sont souvent meurtris mentalement, même si le public le préfère dans des rôles de héros positif.

En 1977, il achève de convaincre le public de son talent, avec « LE JUGE FAYARD DIT LE SHÉRIF  » (1977) d’Yves Boisset. Mais après son petit succès pour la bande-son du film « F comme Fairbanks », il doute pendant un moment, sur le fait d’arrêter le cinéma pour se consacrer entièrement à la musique. Il veut monter un groupe, il fait donc un disque (un 45 tours) qui sort en 1978, mais son insuccès auprès du public le décourage rapidement et remet en cause sa carrière musicale . Il revient donc à son premier amour: le cinéma. Il tourne alors dans « COUP DE TÊTE » (1979), « SÉRIE NOIRE » (1979) qui obtiennent un véritable succès auprès du public.

Mais en 1980, juste avant la sortie du film « UN MAUVAIS FILS » de Claude Sautet, Patrick confie sans crainte, ou de façon inconsciente, à un journaliste du « Journal du dimanche » la date qu’il veut garder secrète de son futur mariage avec Elsa, la mère de sa seconde fille Lola. Mais le journaliste décide de ne pas garder pour lui le scoop et la nouvelle fait la une du journal. Patrick est très énervé et malheureusement soutenu par deux de ses amis, ils se rendent tous les trois chez le journaliste où il s’ensuit une rixe. Le journaliste décide de porter plainte pour coups et blessures.

Les journalistes très solidaires dans ce genre d’affaire soutiennent avec tous les excès et sans aucune mesure leur confrère et critiquent très fortement le film pourtant de grande qualité de Claude Sautet qui vient juste de sortir et les films qui vont suivre l’année suivante en 1981 comme par exemple « PSY », « BEAU-PÈRE », ou encore « PLEIN SUD ». Ils évitent de parler de Patrick Dewaere dans leurs articles ou ne le cite qu’avec ses initiales. Cette mésaventure avec les journaux va durer quelque temps et cela l’affecte profondément. Toutefois le journaliste, très bien conseillé, acceptera une très grosse somme d’argent de la part de Patrick Dewaere pour lui éviter le procès et en finir avec cette histoire. Donc, des le début d’année 1982, l’incident est oublié. Puis, sortent en salle des films comme »MILLE MILLIARDS DE DOLLARS » d’Henri Verneuil (1982) qui rencontre un très gros succès et un film pourtant tourné en 1979 « PACO L’INFAILLIBLE  » de Didier Haudepin. Ces nouveaux films où il tient les rôles principaux, lui permettent de donner là encore la pleine mesure de son talent.

Le 16 juillet 1982, alors qu’il répète le rôle de Marcel Cerdan pour le film de Claude Lelouch « Édith et Marcel », Patrick Dewaere rentre seul à son domicile parisien, impasse du moulin vert , en début d’après-midi et choisit, en se mettant en scène face au miroir de sa chambre, de se suicider en se tirant une balle de 22 long rifle dans la bouche. C’est son domestique (qui parle seulement anglais) qui le découvre étendu vers 16 heures, et qui, affolé, se précipite chez la blanchisseuse de la rue du moulin vert pour lui demander d’appeller Police Secours, mais il est évidemment trop tard lorsqu’elle arrive. Le vendredi 23 juillet, ses obsèques sont célébrées place Victor et Hélène Basch (Paris 14 ème) dans l’église Saint Pierre du Petit-Montrouge. Le cercueil de Patrick Dewaere est porté par ses frères devant la foule. L’inhumation a lieu un peu plus tard à Saint Lambert du Lattay (Maine et Loire). Il avait seulement 35 ans et les raisons réelles de son acte demeurent inconnues.

Patrick Dewaere est décédé un mois avant la sortie en salle de son dernier film « PARADIS POUR TOUS » (août 1982) de Alain Jessua. C’est un film où il joue le rôle d’un agent d’assurance qui vient de louper son suicide mais qui reprend enfin goût à la vie après une opération expérimentale (le flashage) sur son cerveau. Après « Edith et Marcel », il devait aussi tourner dans le prochain film de Bertrand Blier « La femme de mon pote » ou bien encore « Le prix du danger » d’Yves Boisset. Mais ces projets ne verront pas le jour, tout du moins pas avec lui.

En 1992, dix ans après la mort de Patrick Dewaere, Marc Esposito, qui a souvent interviewé Patrick lorsqu’il travaillait pour le mensuel « Première » et avec qui il était devenu un « bon copain » décide de lui rendre hommage en présentant le film « PATRICK DEWAERE » en ouverture et hors compétition du Festival de Cannes 1992, dont le jury est présidé cette année là par Gérard Depardieu. En effet, Patrick l’un des meilleurs acteurs de sa génération, n’a jamais été récompensé, malgré cinq nominations aux Césars et sa présence en compétition à Cannes, pour « SÉRIE NOIRE » et « BEAU-PÈRE ».

Patrick Dewaere, de son patronyme officiel Patrick Jean-Marie Henri BourdeauxN 1, est un acteur français (accessoirement chanteur et compositeur), né le 26 janvier 1947 à Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord) et mort le 16 juillet 1982 à Paris 14e.

Considéré par certains comme un des acteurs les plus brillants de sa génération1, Patrick Dewaere a incarné la « fureur de vivre » à la française et demeure un modèle pour les générations de jeunes comédiens qui lui ont succédé2. Son jeu se caractérise par un naturel, une exactitude et une vérité dans les expressions, dans les gestes et dans les attitudes qui sont désormais jugées comme proches de celle de l’Actors Studio, inventives et généreuses alors qu’en son temps, dans les années 1970, les critiques préféraient les « rondeurs » et le jeu de son alter-ego professionnel, concurrent et ami : Gérard Depardieu3. Disparu à l’âge de 35 ans, il aura joué dans trente-sept longs-métrages durant une longue carrière de trente et une années.

Fils de la comédienne Mado Maurin, le jeune Patrick fait très tôt partie d’une famille d’artistes, baptisée par le métier les « petits Maurin » comprenant ses frères Jean-Pierre Maurin (1941-1996), Yves-Marie Maurin (1944-2009) et Dominique Collignon-Maurin (né en 1949), auxquels s’adjoignent ensuite Jean-François Vlérick (né en 1957) et Marie-Véronique Maurin (née en 1960). Cette troupe familiale collabore à de nombreux films, téléfilmsfeuilletons télévisés ainsi qu’à des représentations au théâtre et à la radio.

Biographie

Dès ses premières apparitions, à l’âge de 4 ans, il utilise le pseudonyme de Patrick Maurin qu’il va conserver jusqu’en 1967. Cette période enfantine est tumultueuse et il souffre de la compétition artistique entre les « petits Maurin ». Après une trentaine de pièces de théâtre et de téléfilms à succès pour l’ORTF, il choisit de prendre du champ par rapport à sa famille pour deux motifs : d’une part, il apprend à 17 ans qu’il n’est pas l’enfant biologique de Pierre-Marie BourdeauxN 2, bien que celui-ci l’ait reconnu, mais le fils naturel de l’artiste lyrique et chef d’orchestre Michel Têtard (mort en 1960 à l’âge de 35 ans, selon Mado Maurin)4 ; d’autre part, son biographe Jean-Marc Loubier affirme qu’il aurait été pratiquement dépossédé d’un héritage par sa mère, à la même période5. Ces différends familiaux l’encouragent à adopter un pseudonyme, élaboré à partir du nom marital de sa grand-mère maternelle DevaëreN 3, dont il changera la troisième lettre par unW. C’est ainsi que le nom de Patrick de WaëreN 4,N 5 apparaît au générique de la mini-série Les Hauts de Hurlevent en 1964, avant d’adopter l’orthographe sous laquelle il connaîtra la célébrité : Patrick Dewaere.

À 21 ans6, il profite des événements de Mai 68, pour rencontrer des acteurs alternatifs et rejoint l’équipe de Romain Bouteille. Il partage ainsi les planches du café de la Gare avec ColucheHenri GuybetMartin LamotteRenaud, la comédienne et réalisatrice Sotha (pseudonyme de Catherine Sigaux), qu’il épouse le 26 juillet 1968 et dont il divorce le 12 novembre 1979 et celle qui deviendra la passion de sa vie, Miou-Miou. La troupe accueillera ensuite Gérard Lanvin,Gérard DepardieuRufus puis Thierry LhermitteJosiane BalaskoAnémone et Gérard Jugnot. Parallèlement, Dewaere s’essaie au doublage, prêtant notamment sa voix à Dustin Hoffman dans Le LauréatN 6 ou à Jon Voight dans Macadam cowboy en 1970 et développe sa passion pour la musique et la chanson. En 1971, il compose et interprète en duo avec Françoise Hardy, la chanson T’es pas poli. Comme ses amis du café de la Gare, il tourne également quelques publicités qui aident à financer le théâtre.

Il se révèle au grand public en 1974 dans Les Valseuses de Bertrand Blier, film où il apparaît aux côtés de Gérard Depardieu et Miou-Miou, avec laquelle il vit une intense passion amoureuse de laquelle naît une fille, Angèle, le 13 août 1974. À l’été 1975, Miou-Miou, qui vient d’être choisie pour le tournage du film D’amour et d’eau fraîche, tente d’imposer Patrick Dewaere pour le premier rôle masculin. Mais le réalisateur Jean-Pierre Blanc refuse et préfère engager Julien Clerc. Sur les plateaux, Miou-Miou, dont le couple est en crise, tombe sous le charme du chanteurN 7 et quitte Dewaere qui ira jusqu’à « casser la gueule » du chanteur durant le tournage7. Cette situation rend particulièrement difficile le tournage du film F… comme Fairbanks qui débute quelques semaines plus tard. Les personnages incarnés par Miou-Miou et Dewaere s’aiment et se déchirent, à l’image des deux acteurs dans leur vie privée8.

Alors que sa carrière prend de l’ampleur avec des grands rôles dans Coup de tête (1979), Série noire (1979), Un mauvais fils (1980), Dewaere subit la vindicte de la presse et des médias. Durant cette période, il est trahi par Patrice de Nussac, un journaliste du Journal du dimanche qui lui avait promis — en raison de liens d’amitié — de ne pas révéler son prochain mariage avec Elsa (de son vrai nom Élisabeth Malvina ChalierN 8), la mère de sa seconde fille, Lola (qui deviendra elle aussi comédienne). Après avoir frappé le journaliste d’un coup de poing, Dewaere fait l’objet d’un véritable boycott par la presse et les médias. Les producteurs éprouvent alors quelques réticences à l’employer. Dès lors, il n’est plus interviewé et dans la presse, son nom est même omis au générique du film Un mauvais filsN 9, un exemple sans précédent en France.

Suicide

En 1982, Elsa qu’il a épousée le 16 octobre 1980, le quitte pour son meilleur ami, Coluche4. En début d’après-midi du 16 juillet 1982, alors qu’il se prépare depuis plusieurs semaines au tournage du film Édith et Marcel de Claude Lelouch pour lequel il doit incarner le rôle principal de Marcel Cerdan, il met subitement fin à ses jours dans sa maison située 25, impasse du Moulin-Vert à Paris 14e arrondissement, en se tirant une balle dans la bouche avec une carabine 22 Long Rifle, offerte par Coluche9, sans laisser de mot d’explication, mais après un appel téléphonique qui, selon les témoins (parmi lesquels Claude Lelouch qui l’avait vu le matin même de sa mort), l’aurait bouleversé.

Selon de récentes révélations de Mado Maurin4, le coup de téléphone émanerait d’Elsa, vivant désormais avec Coluche en Guadeloupe, laquelle lui aurait annoncé qu’il « ne reverrait plus jamais sa fille ». En 2007, dans le documentaire Patrick Dewaere, le dernier jour diffusé sur France 2, sa fille Lola confirme elle-même que cette conversation aura été « un élément déclenchant » de son suicide.

Patrick Dewaere est inhumé au cimetière de Saint-Lambert-du-Lattay (Maine-et-Loire) dans le caveau de sa belle-famille.

Théâtre

Sous le nom de Patrick Maurin

Sous le nom de Patrick Dewaere

Filmographie

Cinéma

Sous le nom de Patrick Maurin

Sous le nom de Patrick Dewaere

Principaux projets de films engagés avant son décès mais qu’il ne tournera pasN 10

Télévision

Sous le nom de Patrick Maurin

Sous le nom de Patrick Dewaere

Radio

Sous le nom de Patrick Maurin

Voxographie

Musique

  • 1971 : compose et chante en duo avec Françoise HardyT’es pas poli (paroles de Sotha)N 11
  • 1976 : signe la musique du film F… comme Fairbanks (une composition qu’il improvise au piano et sélectionnée par le réalisateur)
  • 1978 : compose et enregistre deux titres sortis en 45 tours et produits par Yves Simon : L’Autre (paroles de Sotha) et Le Policier (paroles de Patrick Dewaere)10
  • 2006 : huit chansons inédites composées et interprétées par l’acteur sont éditées sur un CD accompagnant la biographie écrite par sa mère4

Récompenses et nominations

Entre 1976 et 1982, l’Académie des arts et techniques du cinéma français nommera 6 fois l’acteur sans jamais lui attribuer un seul César du cinéma :

En 2008, le Prix Patrick-Dewaere, destiné à récompenser les acteurs espoirs du cinéma français est créé en remplacement du Prix Jean-GabinN 12.

Hommages

Émissions et films documentaires

Film documentaire réalisé par Marc Esposito, journaliste à Première, à l’occasion du 10e anniversaire de la disparition de l’acteur, consistant en une collection de témoignages de certains de ses proches : Bertrand BlierAlain CorneauMiou-MiouClaude SautetSotha
Documentaire de 52 minutes, assemblant des documents rares et inédits, notamment la dernière interview filmée de l’acteur, trois jours avant son suicide, avec les commentaires drôles et émouvants d’Yves BoissetVincent Cassel,Jean-Paul RouveJean-Jacques AnnaudSothaSerge Rousseau (son agent), Lola Dewaere (sa deuxième fille), Ariel BesseBertrand BlierAlain Jessua et Jean-Marc Loubier (son biographe).
Parallèlement à la sortie de son livre-album Patrick Dewaere, la douleur de vivre (Albin Michel), Bertrand Tessier réalise Patrick Dewaere, le dernier jour, diffusé sur France 2 dans l’émission de Laurent Delahousse Un jour, une heure. Ce documentaire retrace les dernières heures de Patrick Dewaere avec des images de Claude Lelouch tournées le matin même de sa mort et les témoignages de proches Bertrand BlierYves Boisset, Claude Lelouch, Mado Maurin, Jean-François Vlérick, Sotha et Jean-Marc Loubier, son biographe.
  • Lucas Fabiani, La Chambre vide, court-métrage de 200911 avec Christophe Dimitri Réveille dans le rôle de Patrick Dewaere et Marie Delmas (Miou-Miou). Cet essai relate la descente aux enfers de l’acteur jusqu’à son suicide.

Divers

  • En septembre 1995, une unité de soins pour jeunes adultes suicidaires prend son nom, au Centre hospitalier spécialisé de Lierneux (Belgique)12.
  • 1983 : Louis Chedid évoque le souvenir de l’acteur dans sa chanson Les absents ont toujours tort. La même année, Catherine Lara lui rend également hommage, avec le titre T’es pas drôle.
  • 1996 : dans la chanson Nirvana de l’album Premières ConsultationsDoc Gynéco écrit  : « J’vais me foutre en l’air comme Patrick Dewaere »
  • 2002 : Renaud évoque Dewaere dans sa chanson Mon bistrot préféré sur l’album Boucan d’enfer.
  • 2005 : Raphaël lui rend hommage avec sa Chanson pour Patrick Dewaere sur l’album Caravane.
  • Le 22 décembre 2009, l’esplanade du théâtre de Verdure située dans le parc des Promenades de Saint-Brieuc, sa ville natale, est baptisée esplanade Patrick-Dewaere13,14,15

Bibliographie

  • Alain Penso, Patrick Dewaere, Paris, éditions PAC, Collection Tête d’affiches, 1981
  • Mado MaurinParce que c’est vrai !, Paris, éditions MAME, Collection Raisons de vivre, 1984
  • Christian Dureau, Patrick Dewaere, Paris, éditions PAC, Collection Ciné-Poche, 1985
  • Véronique Lesueur, Patrick Dewaere, Paris, éditions Presses de la Cité, Hors Collection, 1992
  • Mado MaurinPatrick Dewaere, mon fils, cet inconnu, Paris, éditions MAME, 1993
  • Jean-Marc Loubier, Patrick Dewaere, la frayeur de vivre, Paris, éditions Michel Lafon, 6 juin 2002, 326 p. (ISBN 978-2840988311)
  • Mado MaurinPatrick Dewaere, mon fils, la vérité, Paris, éditions Le Cherche midi, novembre 2006, 295 p. (ISBN 978-2749105314).
    Accompagné d’un CD audio avec 8 chansons inédites, écrites et interprétées par Patrick Dewaere.
  • Bertrand TessierPatrick Dewaere, la douleur de vivre, Paris, éditions Albin Michel, 3 janvier 2007, 96 p. (ISBN 978-2226152145).
    Livre-album avec des photos de films et des photos personnelles inédites. Préface inédite et manuscrite de Bertrand Blier.
  • Stéphane Million (dir.), Bordel no 6, éd. Scali, 18 janvier 2007, Paris, p. 272, (ISBN 978-2-35012-085-0), numéro en hommage à Patrick Dewaere dans lequel 22 écrivains et artistes parmi lesquels Jean TulardBernie BonvoisinJean-Paul RouveJérôme Attal, donnent leur vision romanesque de l’artiste.
  • Rémi Fontanel, Patrick Dewaere, le funambule, Paris, Scope Editions, novembre 2010, 122 p.
defaut.jpg

Vidéographie

Environ un tiers des films dans lesquels Patrick Dewaere est apparu comme acteur sont édités en vidéo. Un coffret hommage comprenant dix longs-métrages et un documentaire a été plusieurs fois annoncé (janvier et mars 2007), puis retardé, par l’éditeur StudioCanal. Après divers problèmes de production et de droits, le coffret est édité en octobre 2007 : Patrick Dewaere, le dernier jour, documentaire de Bertrand Tessier.

Toutefois à ce jour, plusieurs films où il tient un rôle important n’ont jamais été édités en DVD : Le Juge Fayard dit Le Shériff (Yves Boisset), Paco l’infaillible (Didier Haudepin), La Clé sur la porte (Yves Boisset), Catherine et compagnie(Michel Boisrond), Au long de rivière Fango (Sotha)…

Quelques autres films existent uniquement en version italienne ou sont trouvables en VHS d’occasion ou encore, dont la ré-édition est sans cesse retardée. Ainsi, le film Plein sud aurait dû être édité le 17 octobre 2007 (chez Gaumont Tristar) mais, pour des raisons de distribution (Gaumont Vidéo), sa sortie a plusieurs fois été repoussée (remarque : le même distributeur Gaumont a produit un film homonyme de Sébastien Lifshitz, sorti en salles le 30 décembre 2009). Le 4 octobre 2010, le film réalisé par Luc Béraud sort enfin en DVD mais dans une copie non restaurée16.

De même, les téléfilms de l’ORTF par Jean-Paul Carrère dans lesquels Dewaere a joué un premier rôle, sont longtemps restés inédits en DVD : Jean de la Tour Miracle (sorti en janvier 2009) et Les Hauts de Hurlevent (sortie indéterminée).

Enfin, il est quasiment impossible de trouver les films dans lesquels il est crédité sous le nom de Patrick Maurin, durant son enfance (La Route joyeuseJe reviendrai à KandaraMimi Pinson, etc. ) à part le feuilleton télévisé L’Abonné de la ligne U édité en 2008 ou le film La Madelon, dans lequel il joue à l’âge de huit ans au côté de Line Renaud, édité à l’été 201017 Il reste également possible de visionner certains feuilletons, dramatiques et téléfilms anciens via les archives en ligne de l’Institut national de l’audiovisuel.

Liens externes

Notes

  1.  Nom figurant sur l’extrait de naissance n°117-1947 de l’état-civil de Saint-Brieuc. Bourdeaux est le nom d’épouse de Mado Maurin, bien qu’à l’époque, elle soit déjà séparée de son mari. Le patronyme du père officiel, Pierre-Marie Bourdeaux est également publié par Mado Maurin dans Patrick Dewaere mon fils, ma vérité (Le Cherche Midi, 2006), page 18
  2.  Premier époux de Mado Maurin et père de ses deux premiers enfants Jean-Pierre et Yves-Marie ; son second époux, Georges Collignon, est le père de Dominique, Jean-François et Marie-Véronique
  3.  Le terme « de vaere » signifie en flamand « le vrai »
  4.  Générique de fin de Les Hauts de Hurlevent (mini-série) réalisé par Jean-Paul Carrère, de 1 h 51 min 42 s à 1 h 51 min 47 s
  5.  Reproduction d’un autographe de Patricke Dewaere datant de 1968 in Mado Maurin, Patricke Dewaere, mon fils, la véritéop. cit., p.126.
  6.  Aux côtés notamment de Rosy Varte (voix française d’Anne Bancroft)
  7.  Ils auront ensemble une fille, Jeanne, en 1978
  8.  Nom d’épouse figurant sur l’acte de décès de l’acteur, no 208-1982 de l’état-civil de la mairie du 14e arrondissement de Paris
  9.  Comme le révèlent le film de Marc Esposito et la biographie de Jean-Marc Loubier, la presse refuse de citer son nom alors qu’il interprète le rôle-titre d’Un mauvais fils en 1980, ou ne publie que ses initiales avec une connotation se voulant insultante : « P. D. »
  10.  Précisions figurant dans le film de Marc Esposito, avec les déclarations de Claude LelouchBertrand Blier et Yves Boisset, de 0 h 28 min 40 s à 0 h 47 min 00 s et dans la biographie de Jean-Marc Loubier La frayeur de vivre, avec précisions par les mêmes réalisateurs, pages 263 à 271.
  11.  La face B du 45 tours, Let My Name Be Sorrow, paroles et musique de Bernard Estardy et Martine Habib, est interprétée par Françoise Hardy seule.
  12.  Ce prix existe depuis 1980 et son organisation est totalement indépendante de celle des Césars.

Références

  1.  « Je trouvais que Patrick Dewaere était le meilleur de la génération précédente ». Marcel Carné« Le Visiteur du Soir » [archive] dans L’Événement du jeudi19octobre1989
  2.  « 22 écrivains et artistes rendent hommage à l’acteur disparu » dans la Revue Bordel n°6, 18janvier2007
  3. Bertrand TessierPatrick Dewaere, la douleur de vivre, éd. Albin Michel, 2007
  4. ↑ abc et d Mado Maurin, Patrick Dewaere mon fils, la vérité, Le Cherche midi, 2006.
  5. Alexandre MoixPatrick Dewaere, l’enfant du siècle, documentaire, 2003
  6.  Âge de la majorité légale en France jusqu’en juillet 1974.
  7.  Interview de Miou-Miou dans le magazine Elleno 1873 du 30 novembre 1981
  8.  Témoignage de Jean-Michel Folon dans le documentaire d’Alexandre MoixLa Ballade de Fairbanks (2004), inclus dans le DVD de F… comme Fairbanks
  9.  Bertrand Tessier, Patrick Dewaere, le dernier jour, documentaire diffusé sur France 2 en 2007
  10.  (frDiscographie [archive] sur dewaere.online.fr, 22 janvier 2010
  11.  (frLa Chambre vide» [archive] sur le site des Lutins du court-métrage, consulté le 11août2010
  12. Site web du quotidien belge La Dernière Heure (Belgique) [archive]18novembre2003
  13. Dépêche AFP [archive] sur le site du Point.
  14. Article de Ouest-France [archive] sur le site saint-brieuc.maville.com.
  15. Vidéo de l’inauguration [archive] sur le site Le Télégramme.com.
  16.  (frPlein Sud [archive] sur le site des studios Gaumont, consulté le 17octobre2010, une fiche détaillée est accessible par le lien DVD Blu-Ray de l’éditeur
  17.  (frLa Madelon [archive] sur le site officiel des éditions René Château Vidéo, consulté le 3juillet2010

One Comment

  1. CHARLY wrote:

    Tres belle biographie et tres belles photos, sur cet acteur inoubliable, que j’ai découvert en 1974 dans « LES VALSEUSES ». Je connais une grande partie de sa vie, malgré que je ne l’ai jamais rencontré. Mais par contre je connais pratiquement tout le reste de la famille. J’ai pratiquement tous ses films, sous forme de K7 vidéos ou de DVD, mème quelques-uns introuvable :
    comme GLUSCOM BUTREW. J’ai crée un blog qui est consacré, en grande partie à PATRICK DEWAERE.
    CHARLY

    lundi, mars 31, 2014 at 16 h 46 min | Permalink

Post a Comment

Your email is never published nor shared. Required fields are marked *
*
*

*