Skip to content

The famous first entrance, Holly Golightly…

La 5ème avenue, des immeubles avec des drapeaux qui pendent, désertique.

Le crépuscule se fond dans cet horizon architectural et l’ombre floue d’une voiture…

La caméra se tourne devant un magasin sans nom, un taxi jaune s’arrête.

La porte s’ouvre mais l’on n’aperçoit que la tête du chauffeur sans vraiment la voir.

Une tête, un chignon qui s’élève, des lunettes noires, on devine, elle est seule.

Le taxi s’en va, elle se tient droite au bord du trottoir, cette robe noire, bretelle en forme de croissant de lune, dos presque nue, mais ses omoplates sont cachées, un foulard blanc se cache dans ses bras, elle regarde l’imposante porte d’un magasin qui semble grandiose.

Lettres noires sur le fronton, courbe noire les bretelles d’une robe soulignant un quintuple rang de perles fines. 

Elle se dirige alanguie en direction de la vitrine de droite, dans cette robe longue qui oscille sensuellement dans un doux rythme volage.

Les épaules légèrement tirées sur l’arrière, la tête hautement portée, elle fixe l’intérieur, si proche. Les blancs se marient à la perfection avec les noirs.

Puis, elle ouvre un sac en papier blanc, petit. Lunettes noires, devant la vitrine, toujours.

Elle en sort délicatement une viennoiserie qu’elle tient délicatement. Il n’y a qu’elle pour pouvoir distiller du chic dans une telle effronterie de laisser aller…

Enfin, elle extirpe une tasse blanche et reprend la viennoiserie de ses mains gantées de noir.

Elle mange, prenant soin de faire tomber une miette dans le sac.

Elle boit, toujours ses yeux rivés sur la vitrine.

Attirance, désinvolture se mélangent.

Elle croque puis elle s’en va, sans empressement, devançant la caméra qui la rattrape, la devance et regarde la vitrine transparente dans laquelle on peut, troublé, observer son visage apparaître derrière de larges rondes lunettes noires.

Nous la découvrons enfin, ce visage, ses épaules, ses cheveux, tant d’harmonie et d’élégance.

Une gorgée, puis elle penche la tête vers la droite tout en regardant, toujours la même chose.

Les mouvements naturels, tellement beaux…

Elle se tourne légèrement puis s’en va, nonchalamment.

Elle s’arrête encore puis ses petits pas s’enfuient ondulant la splendeur si simple de cette robe.

Elle jette le sac.

Au loin, elle enveloppe ses épaules de cette large étoffe blanche de soie immaculée…

Le rythme s’accélère, elle aperçoit cet homme dans une voiture, elle court avec grâce, gravit les marches.

C’est Audrey Hepburn…

Tiffany’s – NY, pour ce générique, le plus gracieux que je connaisse…

Post a Comment

Your email is never published nor shared. Required fields are marked *
*
*

*