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Et si l’on partait en voyage où tout n’est que…

 Il faut bien que l’on s’évade de cette prison de froid de glaces persistantes, et puis les gens autour de nous sont soit très énervés, soit très énervants, soit amorphes, bref ils ne sont pas! Alors, parfois, dans cet isolement, il m’arrive de déprimer un brin. Aussitôt, je plonge dans mon lit (lorsqu’il se trouve à mes côtés!)  et je relis ces lignes de Charles Baudelaire qui me transportent tout en écoutant en live et à fond ” on ira ” de Jean Jacques Goldman. Oui, je sais, nous ne sommes pas au même niveau mais qu’importe, cela me transporte…ailleurs…

L’invitation au voyage

Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D’aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l’ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l’âme en secret
Sa douce langue natale.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l’humeur est vagabonde ;
C’est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu’ils viennent du bout du monde.
– Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D’hyacinthe et d’or ;
Le monde s’endort
Dans une chaude lumière.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

 c’est beau, c’est un vrai bateau de départ… C’est quand on part?

14 février 2010

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