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LALIBELA ETHIOPIE SURPRENANT

Au cœur des hauts plateaux d’Ethiopie, à plus de 2 600 mètres d’altitude, se cache dans la roche l’un des plus merveilleux sites chrétiens : les églises de Lalibéla.
le voyageur ou le pélerin sera surpris lors de son arrivée à Lalibela. Ce qu’il voit en premier c’est l’entrée d’un hôtel haut de gamme comme il n’en a pas vu beaucoup dans le pays, puis un village typique de la région, avec sa place du marché sur laquelle les hommes discutent et ses maisons en pierres sèches. Ce n’est qu’en descendant par un petit chemin qu’il découvrira les vraies raisons de son passage : le toit d’une première église se découpe du sol créant la surprise et l’émerveillement.

Les fondements du christianisme éthiopie

L’Ethiopie, ou plus précisément, le royaume d’Axoum, a été christianisé dès le IVe siècle. Rattachée à l’église d’Alexandrie à partir du concile de Chalcédoine, en 451, et jusqu’en 1959, elle est depuis cette date devenue indépendante.

Aujourd’hui, la moitié de la population éthiopienne est chrétienne, l’autre moitié se partage entre musulmans, animistes et juifs (très peu nombreux).

Les chrétiens d’ Ethiopie sont monophysites (ils ne reconnaissent que la nature divine du Christ), ils ne se confessent pas, pratiquent le jeûne durant le Carême qui durent 55 jours, sont circoncits et doivent faire le pèlerinage de Lalibela au moins une fois dans leur vie. Chaque année le lieu saint accueille des dizaine de milliers de pèlerins, notamment lors des fêtes de Noël (6 janvier) et de Pâques.


A l’origine : un roi très chrétien

La ville de Lalibela tire son nom de son fondateur qui régna à la fin du XIIe siècle. Descendant de la reine de Saba et du roi Salomon, l’empereur est un souverain très chrétien. La légende qui entoure sa vie veut qu’à sa naissance un essaim d’abeille se soit porté sur lui (d’ou son nom, qui signifie “les abeilles reconnaissent sa souveraineté”). Mais son enfance ne fût pas heureuse. Son frère, qui régnait alors le persécuta. Il partit donc jusqu’à Jérusalem d’où il revint à la mort de son frère pour prendre le pouvoir.

Son règne coïncide avec la prise de pouvoir de Jérusalem par Saladin (1187), ce qui explique certainement la volonté de ce roi très chrétien de construire une nouvelle Jérusalem. Selon la légende, Lalibela fit sortir de la pierre onze église (sans bois, sans mortier) avec l’aide des anges, et ceci en vingt ans, comme Salomon bâtit son temple.

Les sanctuaires de Lalibela

Les églises de Lalibela se composent de deux groupes séparés par le canal de Yordanos (Jourdain), chacun « enfermé » dans une enceinte. Avec ses églises monolithiques, ses ruelles creusés à plusieurs mètres de profondeurs, ses grottes accueillant les moines de passage, les sites de Lalibela ressemble fort à un «bourg troglodyte», selon l’expression de Monti della Corte, dans lequel on vit en plein air à quelques mètres sous terre. Toute les églises, dédiées à un saint ou au Christ lui-même, sont d’une grande austérité. Les peintures y sont inexistantes, les sculptures exceptionnelles et la lumière rare. Mais lorsque celle-ci apparaît à certaines heures de la journée par une fenêtre ou une fente, elle illumine, avec un éclat éblouissant, ces intérieurs si sombres et transforme le lieu. Chaque église abrite des trésors et notamment une croix unique, symbole du lieu.

Le premier groupe, au Nord-Est du Yordanos rassemble six sanctuaires regroupés : Biet Masqal (église de la Croix), Biet Debré Sina, Biet Golgotha, Biet Maryam (église Sainte Marie), Biet Danaghel (église des Vierges martyrs), Biet Medhané Alem (église du Sauveur du monde), la plus impressionnante.

Le visiteur traverse ensuite un long tunnel ouvert pour se rendre de l’autre côté du canal où se situe quatre sanctuaires : Biet Emmanuel, Biet Mercurios, Biet Abba Libanos.

Enfin, isolée de toutes les autres au Nord du canal, mais relié uniquement au églises du Sud par un long tunnel : se trouve Biet Ghiorghios (église Saint-Georges). Il s’agit là du chef-d’œuvre de l’art rupestre de Lalibela : une église-sculpture monolithique en forme de croix.

Vous ne vous lasserez pas de revenir voir ces églises, de traverser ces tunnels, d’entrer dans ces salles très sombres, de marcher sur ces hauts plateaux pour découvrir la forme d’une croix creusée à même la roche, observer les lumières du soir sur une pierre rougeoyante.

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