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violetta Para

Le film est une merveille…

Violeta Parra, chanteuse, poétesse et artiste peintre chilienne. Née en 1917, décédée suicidée en 1967. Une personnalité hors du commun.

<p>Francisca Gavilan, révélation de cette oeuvre respectueuse.</p>


Ce film retrace le destin exceptionnel d’une figure populaire incontournable de la culture chilienne qui a contribué à préserver dans son pays et rendre célèbres dans le monde entier le meilleur des chansons traditionnelles chiliennes : Violeta Parra (magnifiquement interprétée dans le film par Francisca Gavilán), comparée à des légendes telles que Bob Dylan aux Etats-Unis ou Edit Piaf en France. Sa chanson la plus connue, « Gracias a la Vida », a ainsi été reprise par de nombreux artistes, de Joan Baez à U2, en passant par Mercedes Sosa ou encore Luz Casal.
Chanteuse, poète, peintre, artiste globale mais surtout militante et femme au tempérament intense et volcanique, Violeta Parra a mené une vie passionnée et tourmentée que le cinéaste nous livre avec tact et tendresse, depuis son enfance jusqu’à sa disparition en 1967.
Violeta sortira en salles en France le 10 octobre 2012.
Dans le cadre de cette avant-première exceptionnelle, Ángel Parra rend hommage à sa mère, en chantant ses chansons, accompagné de 4 musiciens et d’invités-surprise.
Chanteur, auteur et compositeur, Ángel Parra a enregistré près de 70 albums et composé la musique de plusieurs films.

http://www.violetaparra.cl/

Violeta Parra : (1917 – 1967)

Violeta Parra est née en 1917 à San Carlos, village du sud du Chili. Elle était fille d’une paysanne et d’un instituteur qui collectait les thèmes folkloriques de la région.

Violeta Parra dut abandonner ses études pour aider ses parents aux champs, mais dès son plus jeune âge, elle fut attirée par la musique que sa mère lui avait fait découvrir en lui chantant des mélodies traditionnelles tout en cousant.

A douze ans, elle compose ses premiers chants qu’elle accompagne à la guitare.

Elle part s’installer à Santiago du Chili avant même d’atteindre ses vingt ans. Ses débuts sont difficiles : elle se produit dans des bars, dans des cirques, à la radio où elle chante des chansons populaires ou des boléros romantiques, avant de décider de se consacrer à la composition et à l’interprétation de musiques folkloriques.

Dans la plupart de ses chansons, on remarque l’expression d’un monde intérieur riche en expériences de profond contenu humain, reflet d’une vie triste et malheureuse.

En 1937, elle fait la connaissance de Luis Cereceda, cheminot qu’elle épouse et dont elle aura deux enfants, Isabel et Ángel, continuateur de son œuvre. Dans les années qui suivirent, elle parcourt plusieurs régions du Chili et recueille des chansons anciennes de ce pays.

En 1948, elle se sépare de Cereceda et poursuit sa vie itinérante. Elle se remariera et aura deux filles : Carmen Luisa et Rosita Clara.

Elle parcourt le pays en se produisant avec ses deux premiers enfants dans des cirques et des théâtres, et en recueillant la musique populaire de la campagne chilienne. En 1953, on commence à se rendre compte du véritable génie de Violeta Parra. Après un récital chez le poète Pablo Neruda, Radio Chili l’engage pour une série de programmes qui la propulse en première ligne de l’art folklorique national. Elle intensifie son travail de collecte folklorique dans tout le Chili. Avec un magnétophone et une guitare, elle parcourt les endroits les plus reculés pour sauvegarder la musique traditionnelle oubliée de son peuple, en faisant chanter des morceaux populaires par des chanteurs qui parfois ont presque cent ans.

En 1954, elle obtient le prix Caupolicàn, décerné au folkloriste de l’année. Elle est invitée au Festival de la Jeunesse en Pologne, et elle parcourt l’Union Soviétique.

Pendant deux ans, elle fixe sa résidence à Paris, où elle enregistre ses premiers disques, et où ses récitals sont retransmis à la radio et à la télévision.

Elle retourne au Chili en 1956, où elle crée et dirige le Musée d’Art populaire de la ville de Concepción. En 1958, elle retourne à Santiago où elle se met à peindre et à faire de la tapisserie. En 1960, elle fait la connaissance du musicien suisse Gilbert Favre, spécialiste du folklore sud-américain, dont elle tombera amoureuse.

En 1961, elle voyage à Buenos Aires, puis en Europe, avec ses deux premiers enfants. Elle s’installe de nouveau à Paris pendant trois ans. Elle expose ses œuvres et donne des récitals à l’UNESCO et au Théâtre des Nations. En 1964, elle expose au Louvre : c’était la première fois qu’un artiste sud-américain était accueilli par ce musée pour une exposition individuelle.

En juin 1965, elle retourne au Chili et installe dans les faubourgs de Santiago un grand chapiteau, sorte de cirque, qu’elle appelle  » le Chapiteau de la Reine  » et dont elle veut faire un centre culturel consacré au folklore. En 1966, elle se rend en Bolivie, où elle chante avec Gilbert Favre. De retour au Chili, elle compose ses dernières chansons qu’elle enregistre avec ses enfants et le musicien uruguayen Alberto Zapicán.

Le 5 avril 1967, elle se suicide dans son chapiteau, à l’âge de cinquante ans. Trois ans plus tard, son frère Nicanor fera publié son livre « Décimas » (Dizains).

Hommage cinématographique à la chilienne Violeta Parra
Par Patrick Bèle le 5 décembre 2012 

Depuis le 26 décembre 2012, un film passionnant est arrivé sur les écrans de cinéma en France : Violeta se fue a los cielos. Ce récit de la vie de la chanteuse chilienneVioleta Parra a été mis en scène par Andres Wood. Francesca Gavilan interprète le rôle titre.

Au-delà du plaisir de réécouter ses merveilleuses compositions et ses textes emprunts d’une profonde poésie, le film permet de rappeler son parcours chaotique et montre toute l’énergie que cette femme d’exception a mis à défendre et développer la culture populaire de son pays. Une heure et demi de plaisir.

Violeta Parra est une incroyable petite bonne femme qui a réussi à tout bousculersur son passage. Fille d’une famille paysanne pauvre du Chili, elle perd son père très tôt non sans que celui-ci lui ait eu le temps de lui inculquer la passion de la chansonchilienne et de lui transmettre sa guitare.

Dans un reportage de la télévision chilienne TVN, son frère Lalo Parra raconte les premières prestations musicales de sa sœur : « la vie était triste. Notre père est mort très jeune. Ma maman faisait de la couture pour les voisins. Mais Violeta est intervenue. Elle nous a emmenés chanter au marché avec sa guitare. Et nous avons commencé à gagner de l’argent. Nous avons alors pu acheter des vêtements et manger quatre fois par jour. ».

En 1934, elle se rend à Santiago de Chile et chante dans des cabarets. Elle se marie avec un ouvrier du chemin de fer. Pendant dix ans, elle semble oublier la musique. Il est militant communiste et elle participe à ses activités politiques. Mais en 48, Elle le quitte avec ses enfants Isabel et Angel et se consacre à la musique en chantant avec sa sœur.

A partir de 1953 elle commence à parcourir les régions les plus reculées du Chili. Son objectif est de recueillir le maximum de chansons populaires. Elle sillonne le pays avec son carnet et son appareil enregistreur. Chaque fois qu’elle arrive dans un village elle pose sa question : « Qui connait des chansons ici ? ».

Elle a ainsi sauvé de l’oubli des dizaines de chansons du folklore chilien. En 1954, armée de sa candeur et de son incroyable culot, elle propose à Radio Chilena une émission. Gaston Soublette, directeur des programmes de la radio à l’époque, est totalement séduit. Il raconte : « A l’époque la bourgeoisie était dans une ignorance absolue du folklore chilien ».

 L’émission « Canta con Violeta Parra » a très rapidement obtenu un grand succès. Violeta commence à enregistrer des disques en réarrangeant les chansons qu’elle a collectées dans tout le pays. En 1955, forte du prix national de la meilleure interprète de folklore, elle part représenter son pays à Varsovie. Elle restera plusieurs mois en Europe et notamment à Paris.

Elle reviendra dans la capitale française et s’y installera de 1962 à 1965. C’est à ce moment qu’elle parvient à devenir le premier artiste latinoaméricain exposé au Louvre avec ses tapisseries, dont quelques unes sont présentées en ce moment au centre culturel du Palais de la Moneda à SantiagoLe Figaro titrait à l’époque : « Violeta Parra : extraordinaire artiste chilienne », avant de faire une audacieuse comparaison dans l’article : « Leonard de Vinci a fini au Louvre. La chilienne Violeta Parra a commencé par le Louvre ».

Gracias A La Vida

Gracias a la Vida que me ha dado tanto
me dio dos luceros que cuando los abro
perfecto distingo lo negro del blanco
y en el alto cielo su fondo estrellado
y en las multitudes el hombre que yo amo.

Gracias a la vida, que me ha dado tanto
me ha dado el oido que en todo su ancho
graba notche y dia grillos y canarios
marillos, turbinas, labridos, chubascos
y la voz tan tierna de mi bien amado.

Gracias a la Vida que me ha dado tanto
me ha dado el sonido y el abedecedario
con él las palabras que pienso y declaro
madre amigo hermano y luz alumbrando,
la ruta del alma del que estoy amando.

Gracias a la Vida que me ha dado tanto
me ha dado la marcha de mis pies cansados
con ellos anduve ciudades y charcos,
playas y desiertos montañas y llanos
y la casa tuya, tu calle y tu patio.

Gracias a la Vida que me ha dado tanto
me dio el corazón que agita su marco
cuando miro el fruto del cerebro humano,
cuando miro el bueno tan lejos del malo,
cuando miro el fondo de tus ojos claros.

Gracias a la Vida que me ha dado tanto
me ha dado la risa y me ha dado el llanto,
así yo distingo dicha de quebranto
los dos materiales que forman mi canto
y el canto de ustedes que es el mismo canto
y el canto de todos que es mi propio canto.

Gracias a la Vida
Gracias a la Vida
Gracias a la Vida
Gracias a la Vida.

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